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Gobelets, tasses et mugs…

A Temps Fête, nous nous orientons, pour les “Retrouvailles” de 2021, vers une formule où nous demandons aux festivalier·e·s d’apporter leur gobelet. Nous n’en aurons pas avec consigne aux bars, mais en vendrons à ceux qui auront oublié le leur (non signé, bien sûr), et qui repartirons donc avec. Une double raison : moins d’échanges et de manipulations (hygiène et COVID), et pas de lavage/séchage à gérer. Du coup nous ne proposerons sans doute pas de pintes ni de petits verres de vin, mais des carafes, qui, elles, seront consignées (et rincées, ce qui paraît suffisant puisqu’on ne boit pas dedans).

Il reste le problème des boissons chaudes, pour lesquelles on ne peut pas inciter à boire dans des gobelets en plastique. Nous aurons forcément des tasses en carton (et des touillettes bois, et du sucre emballé individuellement, pour des raisons sanitaires).

Serait-il raisonnable d’inciter les bénévoles (et les festivalier·e·s ?) à venir avec leur mug/tasse perso pour le café et le thé ? Et de s’en servir pour toutes les boissons, chaudes et froides ?

Quelqu’un a-t-il une expérience là-dessus ? 

Bonjour Hervé,

Petit point de vigilance sur le simple rinçage des carafes qui ne suffit pas du point hygiène et sanitaire. Pour les boissons chaudes, il est vrai que le risque de migration de produits nocifs issus du plastique est accru avec la chaleur. Cependant sur la temporalité d’un festival, cela ne pose pas de problème ! C’est lorsque l’exposition est prolongée (utilisation quotidienne par exemple) qu’il y a un risque potentiel pour la santé. Même si il est vrai que le gobelet plastique pour le café n’est pas la solution la plus agréable, je vois mal les publics venir avec leur mug, en plus de leur gobelet plastique… cela devient contraignant ! Cela dit on disait pareil pour d’autres choses qui au final sont devenus la norme, alors pourquoi pas 😁

Bonjour

je fais partie des organisateurs du festival des Kampagn’arts en Indre-et-Loire et j’aimerais m’appuyer sur votre expérience.

Ce festival dont la première édition a eu lieu en 2007, qui réuni aujourd’hui entre 3 et 6000 personnes par soirs, utilise des gobelets consignés depuis ses débuts. Lassé de voir les quantités de gobelets qui dorment dans les placards, nous sommes en train de remettre en cause cette démarche. Déjà dans l’idée de ne plus markéter ce gobelet (nous ne relançons pas de fabrication pour la prochaine édition) nous aimerions aller plus loin.

Nous aimerions tenter l’expérience de ne plus consigner les gobelets, nous pensons qu’en communiquant suffisamment en amont et sur le festival, nous arriverons à ce que les festivaliers viennent avec leur propre gobelet. L’objectif de rendre le gobelet payant est bien sûr d’inciter les personnes en ce sens. Il est probable que cette démarche soit mal accueillie au départ, mais qu’année après année elle soit reconnue naturelle et plus écologique que le système de consigne utilisé aujourd’hui.

Ma question était de savoir si vous aviez tenté cette expérience, et si vous aviez des conseils sur sa mise en place.

Merci pour votre retour et bravo pour ce que vous mettez en place !

Si vous avez besoin de plus de détails je ne manquerai pas de vous répondre

Clément POUPEE

Bonjour Clément, 

Votre réflexion est partagée par de nombreux autres festivals! En ce qui concerne l’impact environnemental des gobelets, l’enjeu est de réduire au maximum le nombre de gobelets produits.

La consigne est efficace pour cela puisqu’elle permet d’augmenter le taux de retour et donc le nombre de gobelets achetés ou loués chaque année. Mais l’incitation financière ne suffit pas à elle seule, en parallèle il est important de faciliter le retour des gobelets sales : absence de marquage pour éviter l’effet collector, file dédiée au bar, lieu de déconsigne situé au niveau de la sortie, déconsigne possible après l’heure de fin des concerts, urne de collecte “de la dernière chance” située à la sortie et/ou en dehors du festival, etc.

Vous avez tout à fait raison de refuser de produire de nouveaux gobelets : comme vous le dites très bien, il en existe bien assez ! Si votre stock est suffisant, la consigne accompagnée des quelques mesures citées au-dessus vous permettront d’éviter d’en acheter/louer de nouveaux. 

Une autre option est celle que vous évoquez : demander aux festivalier·es de venir avec leur gobelet. Pour cela, le logo “Sors tes couverts” peut faciliter la communication auprès du public. Se pose alors la question de l’hygiène. Pour cela il me semble pertinent de récupérer les gobelets des festivalier·es (comme un don) pour les centraliser et les intégrer au circuit de lavage. Le festival Visions a fonctionné comme cela sur son édition 2019, en mettant en place ce qu’ils appelaient une “banque de gobelets” : vous pouvez retrouver leur témoignage aux BIS 2020 en écoute ici