Une œuvre paysagère multi-mains au festival Bonus

Scéno Bonus 2

 Quesako ?

Les espaces aménagés pour la tenue d’un festival ne sont pas banals : ils permettent d’accueillir les publics dans de bonnes conditions, de déambuler ou de se reposer ; ils contribuent à la convivialité et à l’embellissement du lieu choisi ; ils font aussi l’identité du festival !
La scénographie d’un festival, qui regroupe les décors, le mobilier, les lumières, la signalétique… est donc une activité incontournable. C’est aussi, pourquoi pas, un point de départ pour monter un réel projet fédérateur et durable, prenant en compte l’environnement, les usages, les matériaux, l’expression artistique et bien sûr les personnes qui y participent.

L’oasis de verdure au festival Bonus

Le festival Bonus investit et anime chaque année le bourg de Hédé-Bazouges.
En 2013, le festival répond à l’appel à projet Place aux jeunes ! de la Région Bretagne pour développer un projet collectif, culturel et pédagogique autour de l’aménagement de  la place du village. L’objectif était d’en faire un lieu de rassemblement pendant le festival, d’offrir toutes les qualités d’un espace vert, de susciter de nouveaux usages (se rencontrer, s’y reposer, y manger), avec en filigrane l’idée de réconquérir le minéral par le végétal, d’où le nom « d’oasis de verdure ».
Les subventions reçues ont permis d’élaborer un projet de scénographie paysagère faisant intervenir différentes forces vives du territoire : la ville de Hédé-Bazouges, le Centre de formation et de Promotion Social Agricole (CPSA) de Combourg avec 3 classes de jeunes adultes suivant les formations Aménagement Paysager et Eco Jardinage, la société d’horticulture d’Ille-et-Vilaine, des habitants, des bénévoles, des entreprises pour le prêt et dons d’outils et de temps. Une scénographe professionnelle a également accompagné la création et les réflexions des jeunes.

 Le projet a été réalisé en plusieurs phases : conceptualisation, construction et plantation.
L’oasis de verdure a ainsi pris forme : plantations fleuries, bancs, mobilier en palettes, panneaux signalétiques fleuris et colorés, et même quelques fleurs comestibles !
Dans un souci de préservation de l’environnement et d’économie, des matériaux de récupération (palettes, chutes de bois) et de la peinture écologique ont été utilisés.
L’accent a été mis sur le ‘’faire ensemble’’, les rencontres et les apprentissages : la scénographe a pu parler d’expression artistique et de la dimension civique du paysagisme, les étudiants ont bénéficié d’une ouverture sur leur secteur d’activité, ont renforcé le lien entre la formation professionnelle et la créativité, et bénéficié d’un accès au théâtre avec la médiatrice culturelle ; l’occasion pour les habitants de rencontrer les jeunes… Une mixité en termes d’âge, d’activités et de compétences.

Le résultat de ce projet ambitieux a duré bien plus que les 3 jours du festival 2013 : le mobilier sert à chaque édition du festival, les plantations sont visibles toutes l’année, notamment celle des bacs et des tranchées faites dans l’asphalte. D’autres festivals ont émit le souhait d’emprunter ce mobilier pour leur manifestations, cela a été fait avec Jazz aux écluses en 2015.

Mettre en place un projet scénographique dans mon festival

– Il s’agit tout d’abord de définir son projet de scénographie : identité, leitmotiv, esthétique… Ces choix permettront d’identifier les partenariats nécessaires pour ce projet participatif : structure de formation ou d’insertion, en local de préférence
– Associer un professionnel (scénographe, architecte, paysagiste…) garantira la transmission de savoirs et de compétences et la qualité du résultat
– Pour un projet vraiment multi-mains, d’autres personnes et structures peuvent se joindre aux projet : habitants, mairie, écoles, entreprises locales…  Cela permet un vrai partage du projet, des rencontres, une mixité sociale et intergénérationnelle…
– Veiller à l’éco-conception du projet : choix des matériaux éco conçus, recyclés et recyclables, fourniture auprès des recycleries…

Combien ça coûte ?

Il faut compter le coût du matériel et des matières premières (la récup’ permet d’importantes économies !), les outils et l’embauche d’un professionnel pour l’encadrement.
Une aide financière peut être sollicitée auprès de la commune si la scénographie perdure dans la temps sur la voie publique, des partenariats avec les entreprises locales permettent de bénéficier de matériaux et outils à moindre coût.

Les points de vigilance

-L’accompagnement des personnes œuvrant pour le projet et la disponibilité tout au long du projet
-La coordination, essentielle quand on fait intervenir différents acteurs !

Contact pour en savoir plus

Association Le Joli Collectif
02 99 84 62 88
contact@theatre-de-poche.com

 

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