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7 (bonnes) raisons de passer votre festival en 100 % végé

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Réduire l’empreinte carbone de vos plats… et de votre festival

Le régime alimentaire végétarien rejette 2 fois moins de gaz à effets de serre (GES) qu’un régime alimentaire classique1. Mais la réduction peut aller bien au-delà : un hamburger végé (galette de lentilles) rejette 6 fois moins de CO2 que son équivalent carné (steak haché)2, et un repas végétarien type est 12 fois moins impactant qu’un « repas classique » contenant du bœuf3.
Pour donner un ordre d’idée, il faut diviser nos émissions par 6 d’ici 2050 pour respecter les Accord de Paris4.

Le festival Climax (Bordeaux) a estimé via son Bilan Carbone® que la sensibilisation des publics au végétarisme et au locavorisme a permis de compenser la moitié des émissions totales du festival5.

2

Sensibiliser vos publics à une alimentation bas carbone

Les festivals rassemblent un grand nombre de personnes dans un moment joyeux et marquant : ils sont ainsi des terrains où l’expérimentation et la sensibilisation sont facilitées. Proposer une offre de restauration végétarienne, c’est mettre en avant des recettes méconnues, faire découvrir des saveurs et éventuellement contredire certains stéréotypes qui freinent la réduction de la consommation de viande.

Un festival ne proposant que partiellement des plats végétariens limite ce potentiel : il est très probable que les personnes les moins convaincues ainsi que les réfractaires ne choisissent pas ces plats, par crainte ou habitude.

3

Réduire la consommation et la pollution de la ressource en eau

La production de viande est très gourmande en eau : en élevage industriel, la production d’un kilo de bœuf nécessite par exemple 13 500 litres d’eau, trois fois plus que le porc ou le poulet6.

La production de porc et le poulet consomment donc moins d’eau, et émet respectivement 2 et 4 fois moins de GES. Cependant, l’élevage de ces animaux a davantage d’impact sur la qualité de la ressource en eau : « le régime très riche en nutriments des animaux entraîne un taux d’azote supérieur à la normale dans les eaux rejetées et peut entraîner des problèmes de santé publique autant que la prolifération indésirable d’algues et de la population microbienne des eaux, perturbant ainsi les écosystèmes marins»7.

En Bretagne, ce phénomène est particulièrement visible : la prolifération massive d’algues vertes (ulva armoricana) entraine une asphyxie de la faune et de la flore aquatiques, menace la santé humaine et défigure les plages. Ce phénomène est le résultat de pratiques agricoles intensives liées à l’élevage8.

Par ailleurs, la viande blanche n’est plus considérée comme écologiquement avantageuse car l’alimentation des volailles est composée à la fois de soja importé qui est responsable de la déforestation en Amérique Latine9, et à la fois de cultures qui concurrencent l’alimentation humaine en France10.  

4

Améliorer la qualité de votre offre de restauration

La viande étant un produit coûteux, les festivals choisissent souvent des produits bas de gamme pour limiter les coûts. A budget équivalent, remplacer la viande par d’autres produits animaux (œuf, fromage) ou végétaux (légumineuses, céréales) permet d’augmenter la qualité des ingrédients11 en choisissant des produits locaux, produits labellisés, de saison… Cette stratégie permet également de gagner en qualité nutritionnelle grâce à des produits plus sains !

5

Sensibiliser les publics, équipes et artistes à une alimentation plus saine

La temporalité des festivals fait que l’impact direct des propositions alimentaires sur la santé des consommateur·ices est très réduit. Cependant, dans une démarche de sensibilisation aux bonnes pratiques alimentaires, il est tout à fait pertinent et même recommandé de choisir des plats et aliments bons pour la santé… et l’environnement.

Alors que la consommation de viandes rouges et de charcuteries est associée à une augmentation du risque de cancer12, végétaliser son alimentation contribue efficacement à réduire les risques d’apparition de troubles et de maladies chroniques très répandus : diabète, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, obésité, ostéoporose, maladies dégénératives, etc.13

En effet, les aliments végétaux sont les sources principales et essentielles d’éléments protecteurs : vitamines (B, E, C), minéraux (magnésium, potassium, sélénium, fer non héminique), polyphénols et acides gras essentiels (AGMI et AGPI)14.

Par ailleurs, une récente étude publiée en 2022 a établi qu’un « régime optimal » riche en légumineuses, céréales complètes, fruits à coque, et fruits et légumes, et pauvre en viande, pouvait faire gagner plus de dix ans d’espérance de vie15.

6

Améliorer la satisfaction de votre public

L’alimentation végé a pour avantage de satisfaire de nombreux régimes alimentaires : végétarien·nes bien sûr, mais aussi juifs, musulmans, hindous, flexitariens, omnivores… et est de ce fait plus inclusive.

De plus, un festival ayant fait le choix d’une restauration 100 % végétarienne facilite les efforts entrepris par les personnes engagées… et elles sont plus nombreuses qu’on ne le pense ! En effet 39 % des français·es limitent leur consommation de viande16 et ce chiffre monte à 52 % si on prend en compte celles et ceux qui essaient17.

7

Proposer une alimentation plus éthique

En France, l’écrasante majorité du milliard d’animaux tués chaque année ont vécu confinés dans des élevages intensifs (85 %)18 où les conditions de survie y sont régulièrement pointées du doigt19.

En renonçant à la chair animale, un festival fait ainsi le choix de ne pas contribuer au mal-être animal.
Historiquement, les festivals ont été précurseurs sur les sujets sociétaux et environnementaux : égalité femme/homme, accessibilité, réduction des risques, retour de la consigne… et depuis quelques années : alimentation végétarienne !

Sources

[1] Comparaison de 3 régimes alimentaires sur une semaine dans « Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable », WWF, 2018

[2] Estimation du poids carbone des deux recettes réalisées via l’éco-calculateur de Bon Pour le Climat.

[3] Estimation carbone de repas types, ADEME, non daté : https://bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?repas.htm

[4] Stratégie Nationale Bas Carbone, Mai 2021, https://www.ecologie.gouv.fr/strategie-nationale-bas-carbone-snbc

[5] Climax Festival – Bilan Carbone® de l’édition 2017 – version 2.1

[6] « Pourquoi la viande est-elle si nocive pour la planète ? », LeMonde.fr, 2018

[7] Ibid.

[8] « De l’élevage industriel aux algues vertes en Bretagne, les errements de la politique agricole ? » GreenPeace, 2019

[9] « L’Europe alimente la crise climatique par son addiction au soja », Greenpeace, 2019

[10] Scénario AFTERRES 2050, Solagro, 2016

[11] Comparaison de 3 régimes alimentaires sur une semaine dans « Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable », WWF, 2018

[12] « Viande : quels risques », Le Figaro : https://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/nutrition-aliments/viande/quels-risques

[13] « La viande et les produits laitiers sont-ils bons pour notre santé ? », Greenpeace, 2017

[14] Ibid

[15] « Manger plus sainement peut permettre de gagner plus de 10 ans d’espérance de vie », LeMonde, 2022

[16] « Végétariens et flexitariens en France en 2020 », IFOP pour France AgriMer, 2020

[17] Comparaison de 3 régimes alimentaires sur une semaine dans « Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable », WWF, 2018

[18] « L’impact de la viande sur les humains, les animaux et l’environnement », Viande.info par L214 (détail des sources indiquées dans l’article).

[19] « Toutes nos enquêtes », www.l214.com/enquetes/videos/