Le financement participatif à Kann al Loar

Kann al Loar 2013Quesako ?

Le financement participatif ou «crowdfunding », est un nouveau moyen pour financer des projets créatifs en faisant appel à la population via une collecte de fonds sur Internet (utile dans un contexte où les aides publiques se restreignent !)
Au-delà de l’intérêt financier, ce concept a aussi pour but de faire connaître les initiatives, d’impliquer le public sur la réalisation d’un projet, et de créer une communauté.
Le crowdfunding concerne potentiellement des projets en tous genres, à l’échelle locale ou globale dans les secteurs artistique, humanitaire, sportif ou culturel, d’entreprenariat, technologique… à condition que le projet s’inscrive dans un esprit de solidarité, d’économie sociale, d’écologie.

Un appel au don pour financer la déco à Kann al Loar

En 2013, le site habituel du festival Kann Al Loar à Landerneau a été mis à nu (des arbres ont été coupés). Cet évènement a poussé les organisateurs à trouver une façon originale d’habiller le site avec l’association Idées Détournées, qui crée des œuvres d’art à partir de déchets et d’objets de récup’.
Pour financer cette action, le festival a eu l’idée de faire appel aux citoyens via une plateforme de financement participatif.
Un petit film d’animation (50 sec.) a été élaboré par les organisateurs pour présenter le projet et préciser à quoi correspondaient les 2 500€ espérés : création des œuvres, coût de location, transport et installation, gardiennage du site.
En contrepartie, les contributeurs pouvaient bénéficier, selon leur participation, d’affiches, CD, t-shirts, repas, invitations, rencontre avec un artiste, ou encore le droit de défiler le dimanche.
La collecte a été lancée 3 mois avant le festival, d’avril à juin. Pendant ce laps de temps, la dynamique de communication et de relance des divers réseaux du festival s’est activée.
L’opération a permis de récolter 2 502 € et 57 personnes ont participé, dont des festivaliers réguliers et des bénévoles.
Kann Al Loar a ainsi bénéficié d’une décoration originale (mobilier et éclairage).
Les retours de la part des festivaliers ont été très positifs. Cette opération a aussi permis à Kann Al Loar de rendre plus visible son engagement en faveur du développement durable.

Mettre en place une opération de financement participatif

Il existe différentes plateformes dédiées en ligne, généralistes ou plus ciblées (musique, innovation…) sur lesquelles on peut s’inscrire en quelques clics.
Pour pouvoir être accepté par ces plateformes, votre projet doit être concret, planifié dans le temps et présenté de façon claire et soignée. et vous devez fixer à l’avance :
– la durée de la collecte. Les plateformes la limitent à 90 jours mais une collecte plus courte (45 jours par exemple) est souvent plus mobilisatrice et efficace.
– le montant à atteindre
– éventuellement les contreparties allouées aux contributeurs.  Ces contreparties peuvent être matérielles (t-shirts, badges…) ou immatérielles (invitation…) mais avant tout personnalisées et originales !
Si jamais le montant demandé n’est pas atteint, la collecte et les contreparties seront annulées, les internautes ne seront pas débités.
Ce sont les compétences en communication qui sont déterminantes : savoir expliquer son projet et le mettre en valeur, être très actif sur les médias (réseaux sociaux, web, mailing, presse, radio…).e, fréquence de l’exposition aux risques, influence supposée sur les pratiques des jeunes) et identifier les perspectives d’amélioration…)

Combien ça coûte ?

La mise en ligne d’un projet est gratuite. Les plateformes prennent généralement une commission de l’ordre de 8% du montant récolté,  uniquement si le projet a atteint la somme souhaitée.

Les points de vigilance

– S’y prendre suffisamment tôt pour préciser le projet et clarifier les différentes étapes. Les plateformes de crowdfunding peuvent vous y aider !
– Fixer l’objectif à atteindre en étant réaliste et en communiquant précisément sur les dépenses liées au projet
– Les contreparties ne doivent pas excéder 25% de la valeur monétaire du don et 65€ pour les dons de particuliers. De plus, si les contreparties sont des produits habituellement vendus par la structure bénéficiaire, elles peuvent être soumises à la TVA  en fonction du régime d’imposition.
– Ne jamais mollir sur la diffusion du projet, même en cas de difficultés : souvent les contributions s’accélèrent dans les derniers jours de collecte.
– Ne pas abuser du crowdfunding : mieux vaut cibler un projet qui vous tient à cœur plutôt que faire un appel aux dons pour financer le festival ou plusieurs actions.

Contact pour en savoir plus

Klervi Lintanf
Membre du CA et responsable de la communication
klervi.lintanf@gmail.com
www.kann-al-loar.com

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