Le dispositif de lutte contre les VSS à Art Rock

Une salariée a été formée par Maud Raffray, activatrice d’égalité femmes-hommes. Cette salariée est devenue la référente sur toutes les questions de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le festival. Elle a travaillé en partenariat avec le Planning Familial de Saint-Brieuc pour construire un support de formation, diffusé à l’équipe et aux bénévoles.

Le protocole a été construit en amont par la direction, le responsable technique et la référente, puis communiqué aux parties prenantes. Le travail avec la protection civile a permis d’avoir un personnel formé pour accueillir les victimes, opérationnel en urgence et qui se déploie rapidement.

Un stand était organisé par le Planning Familial, avec 2 ou 3 personnes du Planning et des bénévoles recrutées par elles.

Un protocole de prise en charge a été construit en interne au festival. Il s’appuyait sur le dispositif « Où est Angela ? »[1] déjà déployé à Saint-Brieuc à l’initiative du festival et en partenariat avec d’autres acteur·ices de la ville comme Bonjour Minuit.

Les personnes en difficulté pouvaient solliciter n’importe quel membre de l’équipe ou demander « Angela ». La personne sollicitée devait prévenir directement son/sa responsable, qui contactait la sécurité par talkie. La sécurité accompagnait la victime dans un espace pré-défini où elle était accueillie par la protection civile, qui était formée de son côté à la prise en charge des VSS. S’il y avait possibilité d’identifier l’agresseur·se, cette personne était exclue du festival, et le lien était fait avec les forces de l’ordre. La victime était ensuite orientée vers le stand du planning familial si elle avait besoin d’échanger.

En ce qui concerne les risques de piqûres sauvages, la sécurité civile avait un protocole défini. En cas de doute, un médecin présent sur le site menait un petit interrogatoire et une analyse visuelle de la piqure, et si la piqure était confirmée, un test pouvait être réalisé sur place.

En matière de communication interne, le support de formation et le protocole ont été envoyés à tous·tes les salarié·es et bénévoles. La charte interne était également intégrée au guide bénévole.

Au cours de l’édition 2022, le dispositif a été sollicité par des salarié·es et des bénévoles mais pas de personnes du public.

©Yvon Royer

Points de vigilance et d’amélioration

  • Les équipes (salarié·es et bénévoles) n’ont pas pu bénéficier de formation en présentiel.

  • La communication interne aurait pu être approfondie, les informations ont été transmises en dernière minute notamment aux responsables bar salarié·es, qui arrivent souvent le jour même.

  • Le format du festival, en ville sur un espace réduit et avec une densité de public importante, rend difficile l’organisation de maraudes.

Informations recueillies lors d’un échange avec Mathilde Mur Baquer, chargée d’administration, de billetterie et d’accueil des publics au festival Art Rock et référente lutte contre les VSS sur le festival.

Contact : mathilde.murbaquer@artrock.org